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de stage et le faire figurer sur cette page, n'hésitez pas à
contacter Liste des stages actuellemant offerts: Bern - Genève - St. Johannsen - Weinfelden
Das
IFB erstellt zivilrechtliche und strafrechtliche Gutachten und
betreibt Forschung im Bereich der forensichen Psychologie.
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1.
Informations générales concernant le stage
2.Soumission des candidatures et procédure d'engagement
3.Présences et horaires
4.Thèmes auxquels le/la stagiaire est exposé
5.Supervision et encadrement
6.Visites
7.Recherche de diplôme
8.Autorisation éthique de conduite d'une recherche de diplôme
9.Mise à jour de la banque de données bibliographiques
10.Participation à la vie associative: Société Suisse de Psychologie Légale
11.Ancien(ne)s stagiaires:
1995 - 1997Diane Roth
1996 - 1998Viviane Schekter
1998 - 1999Florence Dokic
1999 - 2000Sabine Chenevard
2000 - 2001Sabrina Cappuccio
2001 - 2002Myriam Schallert
2002 - 2003Laurence Pellaud
2003 - 2004Emmanuelle Granzotti
2004 - 2005Laetitia Carraud
2005 - 2006Aris Khan
2006 - 2007 Catarina Simoes Monteiro et Iracéma Béguin
INFORMATIONS GENERALES
Lieu de stage: Consultation médicale à la Prison préventive de Champ-Dollon, Thônex, Genève. Ce service fait partie du Centre de Médecine Pénitentiaire et est rattaché aux Hôpitaux Universitaires de Genève au sein du Département de Psychiatrie.
Maître de stage: Florence Sillitti-Dokic, Psychologue FSP.
Durée: Le stage débute au 1er octobre et dure une année à mi-temps (dont 5 semaines de vacances).
Rémunération: Tarif institutionnel.
Le stage s'adresse à des psychologues effectuant un MAS en psychologie clinique.Activités principales:
- Evaluation à l'indication du suivi psychologique de détenu(e)s avec l'un(e) des psychologues.
- Prises en charge psychologiques de soutien et psychothérapies avec des détenu(e)s.
- Participation aux séminaires dispensés à l'IUML et en médecine pénitentiaire ainsi qu'aux autres enseignements et colloques ponctuels.
- Elaboration et opérationnalisation de la recherche de diplôme.
SOUMISSION DES CANDIDATURES ET PROCEDURE D'ENGAGEMENT
DELAI: entre le 23 janvier 2007 et le 20 avril 2007
1) Envoyer dossier de candidature (lettre de motivation, curriculum vitae avec photo, notes d'examens, etc.) à Diane Roth et Florence Sillitti-Dokic, consultation médicale à la prison de Champ-Dollon, 22, ch. de Champ-Dollon, 1226 Thônex. Il ne sera pas adressé d'accusé de réception. Si votre dossier est préselectionné, vous serez contacté pour un rendez-vous. Un entretien sera programmé. Cette étape est incontournable, car elle forme la base de la recommandation qui sera effectuée pour la sélection finale. La sélection finale sera effectuée par le Dr G. Niveau, responsable de l'unité de Psychiatrie Pénitentiaire a.i.
2) Envoyer également votre dossier de candidature à Monsieur Daniel Leutwyler, Centre de formation des HUG, 2 Ch. du Petit Bel-Air, 1225 Chêne-Bourg. Il ne sera pas adressé d'accusé de réception.
3) Les Candidat(e)s seront reçus par la responsable d'equipe et le maître de stage pour les entretiens de sélection entre le 23 avril et le 18 mail 2007.
4) L'engagement final aura lieu à l'issue d'une enquête de police, la procédure usuelle pour toute personne travaillant dans une institution pénitentiaire. Le/la candidat(e) retenu(e) sera informé(e) d'ici au 18 mai 2007.
5) D'ici au 4 juin 2007 tous les candidats auront reçu une reponse négative ou un contrat d'engagement.
PRESENCES ET HORAIRES
Le stage de 20 heures par semaine peut être modulé en demi-journées, en fonction des disponibilités d'encadrement des psychologues du service.
Les cours postgradués du vendredi à la Faculté de Psychologie ne sont pas suivis sur l'horaire du stage.
La préparation méthodologique pour la recherche de diplôme ainsi que la récolte des données peuvent s'effectuer partiellement sur l'horaire du stage.
La présence du stagiaire est requise dès 8h du matin pour participer au colloque quotidien qui dure environ 1/4 d'heure. Les consultations se déroulent jusqu'à 10h45. A midi intervient la pause du déjeuner qui peut se prendre sur place à la Prison de Champ Dollon ou à l'extérieur.
La reprise des consultations est effective à 14 heures et dure jusqu'à 16h45.
Au cours de la semaine, les activités suivantes se déroulent:
- L'intervision clinique mercredi après-midi de 16h à 17 heures tous les 15 jours.
- Séminaire postgradué de psychiatrie légale jeudi (tous les 15 jours environ) de 13h30 à 15h à la Clinique de Belle-Idée
- Séminaires mercredi tous les 15 jours environ de 17h15 à 18h30
- Colloque pluridisciplinaire de la consultation médicale vendredi 11h-midi
- Séminaires co-organisés par le Centre de Médecine pénitentiaire et la faculté de Droit de l'université de Genève, environ
3 fois par semestre le mercredi à 17h15.
D'autres
réunions peuvent venir s'y rajouter.
SUPERVISION ET ENCADREMENT
La supervision est individuelle et fondée sur une revue hebdomadaire des activités cliniques du stagiaire. Elle est assumée par Diane Roth, responsable de l'équipe de psychologues et Florence Sillitti-Dokic, maître de stage.
Les deux psychologues titulaires consultent également une demi journée par semaine avec le/la stagiaire et se partagent la responsabilité clinique de celui-ci/celle-ci.
Cet encadrement permet, entre autres:
· préparation des entretiens : mise en évidence des hypothèses thérapeutiques, préparation de l'agenda, etc.
· entretiens: observation, utilisation d'outils et/ou de méthodes thérapeutiques, mise en place de l'alliance thérapeutique, établissement d'un contrat thérapeutique, etc.
· feedback sur les entretiens: discussion et réflexion avec le/la stagiaire
· apport d'informations logistiques, institutionnelles, psycho-légales, etc.
· soutien à l'insertion du/ de la nouvelle stagiaire dans l'équipe pluridisciplinaire
· orientation du stagiaire vers des lectures théoriques pouvant alimenter la réflexion thérapeutique
THEMES AUXQUELS LE/LA STAGIAIRE EST EXPOSE(E)
- rôles du psychologue stagiaire
- éthique du professionnel de la santé mentale travaillant dans l'univers carcéral ("flicologue" vs. psychologue)
- la violence
- la criminologie
- fonctionnement du système judiciaire, droit pénal, civil, etc.
- prises en charge psychothérapeutiques avec des personnes incarcérées
- l'entretien de soutien
- diagnostic, nosologie
- psychopathie
- populations particulières (mineurs, délinquants sexuels, toxicomanes, femmes, etc.)
- évaluation de la dangerosité envers soi-même et les autres
- psychologie de la détention
- aspects institutionnels et légaux liés à la détention (régimes de peine, droits du détenu, fonctionnement de l'institution carcérale, liaison avec le système judiciaire, etc.)
- le réseau de soins (pluridisciplinarité, multi-institutionnalité, etc.)
- l'expertise judiciaire
VISITES
Durant l'année de stage des visites sont organisées dans d'autres insitutions de soins et pénitentiaires, tant à l'intérieur des HUG et du DJP, qu'à l'extérieur.
1. Prison de Champ Dollon
visite générale de la prison préventive effectuée par la Direction à l'intention du nouveau personnel
organisée au début de l'année universitaire
à arranger en début du
stage en coordination
avec le responsable des médecins-internes2. Unité Sociothérapeutique de la Pâquerette
visite d'une journée pour se familiariser avec le fonctionnement de ce lieu de prise en charge unique en son genre en Suisse
organisée au début de l'année universitaire
à arranger avec la direction
de l'Unité de la Pâquerette3. Unité des femmes (Prison de Champ Dollon)
visite d'une demi-journée de l'atelier des femmes
organisée au début de l'année universitaire
à arranger avec les responsables de l'Atelier
4. Unité carcérale psychiatrique (UCP)
visite d'une demi-journée ou d'une journée entière
Prendre rdv
à arranger avec le responsable de l'UCP
5. Unité carcérale hospitalière
visite d'une demi-journée
Prendre rdv
à arranger avec le responsible de l'UCH
6. La Clairière (lieu de détention pour mineurs)
visite d'une journée
selon disponibilité
à arranger avec la Direction de cet établissement
7. Riant-Parc (maison de semi-liberté pour femmes)
visite d'une journée
selon disponibilié
à arranger avec la direction de l'établissement.
8. Cour d'Assises
assister à un procès public
aux périodes auxquelles siège cette instance
ouvert au public
9. autres institutions
à organiser sur demande ou selon offre
RECHERCHE
Le/la stagiaire-diplômant(e)e doit effectuer sa recherche de diplôme en lien avec la population clinique du lieu de stage.
Le thème de recherche est libre mais requiert l'accord du maître de stage (Florence Sillitti-Dokic) et de la responsable de l'équipe des psychlogues (Diane Roth) et du directeur de la recherche à la FPSE, c'est-à-dire un(e) enseignant(e) du programme de MAS en psychologie clinique.
AUTORISATION ETHIQUE DE CONDUITE D'UNE RECHERCHE DE DIPLOME
Pour conduire une recherche dans un lieu de stage HUG, le projet de recherche doit être obligatoirement soumis au Comité d'Ethique ad hoc des HUG. Cette procédure est incontournable et requiert une mise en place rapide des idées et des objectifs du projet de diplôme, ainsi que le respect de la procédure administrative suivante:
1) Sur le site internet des HUG, il faut d'abord consulter le règlement de la Commission centrale d'éthique de la recherche sur l'être humain des HUG.
2) Le protocole de recherche doit contenir des informations détaillées sur la problématique de recherche, les hypothèses et objectifs, les procédures (recueil des données...) et les considérations éthiques. Le projet d'étude doit fournir un maximum d'informations compréhensibles.
3) La Commission d'éthique de recherche exige que tout sujet de l'étude ait accès à un feuillet d'information écrit qui stipule aux participants les buts de la recherche, la raison de leur sélection...Vous trouverez des informations détaillées à ce propos sur le site internet « éthique de la recherche ». De même, un formulaire de consentement doit être rédigé en respectant certaines conditions explicitées sur ce même site. Sachez que le feuillet d'information et le formulaire de consentement doivent aussi être effectués pour des groupes témoins (contrôles), donc aussi pour les sujets qui participeront à la recherche en-dehors des HUG. Les questionnaires utilisés dans la recherche peuvent être joints en annexe.
4) Le protocole, le feuillet d'information et le formulaire de consentement doivent mentionner clairement les responsables de la recherche (le/la stagiaire, Florence Sillitti-Dokic et de Dr. Gérard Niveau) et doivent être signés par ces derniers.
5) Ces trois éléments doivent être accompagnés de la feuille de soumission, de la déclaration relative aux aspects financiers (même si l'aspect financier n'est pas présent dans votre recherche!) et d'un CV de l'investigateur. Vous trouverez ces différents formulaires à remplir sur le site internet.
6) Le protocole, le feuillet et le formulaire de consentement doivent être envoyés au nombre de 16 exemplaires à la Commission centrale d'éthique de recherche. L'adresse se trouve sur la feuille de soumission. Cette Commission centrale étudie le protocole et le transmet à la Commission d'éthique départementale correspondante (pour les études en psychologie, c'est souvent le département de psychiatrie). Ces commissions départementales se réunissent à différentes dates qui sont inscrites sur le site internet. Sachez que si, par exemple, vous êtes persuadés que votre protocole sera envoyé au département de psychiatrie et que cette commission se réuni le 26 juin, il faut envoyer votre dossier à la Commission centrale d'éthique au plus tard 20 jours avant la date en question.
7) Enfin, la secrétaire de la Commission centrale d'éthique de recherche, vous enverra une confirmation de réception du dossier et vous indiquera à quelle commission d'éthique de recherche départementale le dossier a été envoyé.
MISE A JOUR DE LA BANQUE DE DONNES BIBLIOGRAPHIQUE
Il est attendu que le/la stagiaire génère une mise à jour de la banque de données bibliographiques et, en particulier dans le domaine de son thème de recherche.
PARTICIPATION A LA VIE ASSOCIATIVE
Le/la stagiaire est très fortement encouragé(e) à s'inscrire à la Société Suisse de Psychologie Légale (au prix modique de 50.- CHF) et à participer aux deux journées thématiques chaque année.
Diane ROTH
Psychologue dipl. spécialiste en psychothérapie FSP
Spécialiste en psychologie légale SSPL· Licence en Psychologie et Diplôme d'Etudes Supérieures (DESS) en Psychologie Clinique, Université de Genève
· Travaille comme psychologue et psychothérapeute au Service médical à la Prison de Champ-Dollon à Genève
· S'intéresse à la Psychologie Légale Clinique et plus particulièrement à la psychopathologie et aux comportements criminels ainsi qu'à leur étiologie. Parmi ses thèmes d'intérêt figurent notamment : la délinquance sexuelle, la dangerosité et son évaluation, la psychopathie, etc.
Année de stage
1995 - 1997
Titre et résumé du Diplôme
Capacités hétéro-sociales et distorsions cognitives: Comparaison entre des prévenus d'actes sexuels sur enfants et des détenus incarcérés pour des motifs non sexuels.Après avoir passé en revue les problèmes de définition, de classification et de conceptualisation inhérents à l'étude de la pédophilie, cette recherche, effectuée en Suisse, s'est donné pour objectif de tester certaines hypothèses issues des théories cognitivo-comportementales sur une population de délinquants sexuels en détention préventive à Genève. Ces hypothèses, confirmées dans les recherches anglo-saxonnes, permettent de supposer que des détenus pédophiles présentent plus de déficits dans les capacités hétérosociales et plus de distorsions cognitives que des détenus non pédophiles.
Les capacité hétérosociales et les distorsions cognitives d'un groupe de dix présumés pédophiles sont comparées dans cette étude à celles d'un groupe de dix personnes incarcérées préventivement pour des délits non sexuels.
Deux instruments répertoriés dans la littérature anglophone ont été utilisés pour évaluer ces caractéristiques. Ces instruments sont : l'échelle d'assertion pour adultes de Gay, Hollandsworth et Galassi (1975) et l'échelle de cognition d'Abel et Becker (1989).
Les résultats de cette étude, contrairement aux recherches anglo-saxonnes, ne permettent pas de confirmer les hypothèses cognitivo-comportementales. En effet, l'analyse des données ne permet pas de mettre en évidence des différences statistiquement significatives entre le groupe de présumés pédophiles et le groupe de prévenus pour des délits non sexuels, cela autant par rapport aux capacités hétérosociales que par rapport aux distorsions cognitives. Cependant, l'analyse des données a permis de démontrer la fiabilité des instruments utilisés.
Une discussion s'articulant autour des mécanismes de défense des pédophiles, du lieu de la recherche, de biais méthodologiques et psychométriques permet d'avancer certaines raisons de la non-confirmation des hypothèses.
Un agrandissement des échantillons testés, et des mesures pour éviter les biais méthodologiques inhérents à l'étude de cette population carcérale sont proposés dans l'optique de recherches à venir.
Viviane SCHEKTER
Psychologue FSP
Spécialiste en psychologie légale SSPL· Licence en Psychologie et Diplôme d'Etudes Supérieures (DES) en Psychologie Clinique, Université de Genève
. Travaille comme psychologue et psychothérapeute consultante aux Etablissements pénitentiaires de Bellechasse (Fribourg), ainsi qu'au sein de l'équipe de l'association Carrefour-Prison, auprès des proches de détenus.
Année de stage
1996 - 1998
Titre et résumé du Diplôme
La psychopathie féminine. Différences de genre à travers l'évaluation de l'Echelle de psychopathie de Hare - Révisée.Après avoir passé en revue l'historique de la notion de psychopathie, les difficultés liées à sa définition ainsi que les outils utilisés pour son évaluation, cette étude cherche à tester certaines hypothèses formulées par des chercheurs nord-américains concernant la psychopathie féminine dans un échantillon de la population préventive de Genève. Il s'agit de vérifier si la psychopathie féminine est plus faible que la psychopathie masculine.
Dans ce but un groupe de 15 femmes prévenues a été comparé à un groupe de 15 hommes prévenus. Une second hypothèse a été vérifiée, selon laquelle une relation inverse existe entre la psychopathie et l'empathie.
Les instruments utilisés sont l'Echelle de Psychopathie-Révisée de Hare (1991) et le questionnaire d'empathie de Mehrabian et Epstein (1941). Les résultats ont permis de confirmer les deux hypothèses sur la base d'un échantillon de prévenus genevois.
Florence DOKIC
Psychologue FSP
Spécialiste en psychologie légale SSPL
· Licence en Psychologie et Diplôme d'Etudes Supérieures (DES) en Psychologie Clinique, Université de GenèveAnnée de stage
1998 - 1999
Titre et résumé du Diplôme
La recherche de sensations chez des sujets incarcérés à la prison de Champ-Dollon: Comparaison entre des populations toxicomane et non toxicomane.La recherche de sensations est un trait de personnalité plurifactoriel. Son évaluation permet d'objectiver l'attitude du sujet vis-à-vis d'événements qui procurent des sensations et des émotions, tels que (entre autres) le saut en parachute, la plongée, la prise de drogue et les achats abusifs. Cette étude pilote a pour objectif de cerner la recherche de sensations chez des individus délinquants (N=66) en la comparant à une population contrôle (N=31), c'est-à-dire une population non délinquante libre, puis en distinguant sur cette dimension les délinquants toxicomanes (N=38) des délinquants non toxicomanes (N=28). Les sujets délinquants relèvent d'une population de détenus en prison préventive à Genève, et les sujets contrôle font partie du tout-venant. Les mesures ont été recueillies à l'aide de l'échelle de recherche de sensations de Zuckerman (« Sensation Seeking Scale », formulaire V, 1964), un auto-questionnaire qui relève une multiplicité de comportements, de goûts en rapport avec la recherche de stimulations fortes. Cet instrument porte sur différents facteurs correspondant chacun à une dimension spécifique de recherche de sensations : facteur général, recherche de danger et d'aventure (TAS), recherche d'expériences nouvelles (ES), désinhibition (Dis) et enfin susceptibilité à l'ennui (BS). L' « Addiction Severity Index » (A.S.I.), un entretien semi-structuré, nous permet de distinguer les sujets toxicomanes des sujets non toxicomanes.
Dans cette étude, nous avons testé tout d'abord deux hypothèses spécifiques. Premièrement, nous nous attendions à ce que la recherche de sensations soit plus élevée chez la population délinquante incarcérée que chez la population contrôle non délinquante. Cette hypothèse a pu être vérifiée : les délinquants incarcérés ont des scores plus élevés sur toutes les dimensions de la recherche de sensations que le groupe contrôle.
Deuxièmement, nous supposions que parmi les sujets délinquants, la recherche de sensations ne s'exprime pas à travers les mêmes facteurs selon la présence ou l'absence d'un parcours toxicomane. Nous nous attendions à ce que les détenus toxicomanes aient des scores plus élevés que les détenus non toxicomanes en ce qui concerne la recherche d'expériences nouvelles (ES) et la désinhibition (Dis), alors que pour les détenus non toxicomanes, le score de recherche de danger et d'aventure (TAS) serait plus important. Enfin, le score de susceptibilité à l'ennui (BS) devrait être semblable pour les deux groupes de détenus. Cette hypothèse ne s'est vérifiée que partiellement. En effet, seul le score de désinhibition (Dis) est significativement plus élevé dans les deux groupes incarcérés toxicomane et non toxicomane. Notons par ailleurs que les toxicomanes incarcérés ont un score général plus élevé que celui des non-toxicomanes incarcérés.
Nous avons alors testé une troisième hypothèse, selon laquelle la population délinquante non toxicomane ne se distingue pas de manière significative de la population contrôle dans la recherche de sensations. Les résultats obtenus lors de l'exploration de la première hypothèse seraient ainsi dus à la population délinquante toxicomane. Cette hypothèse s'est effectivement vérifiée. La population délinquante non toxicomane et la population contrôle non délinquante ne se distinguent de manière significative sur aucune des dimensions de la recherche de sensations. Par contre, la population délinquante toxicomane se différencie des deux autres groupes - délinquant non toxicomane et contrôle - dans la dimension générale et plus particulièrement dans la dimension de désinhibition (Dis) sur l'échelle de recherche de sensations.
Sabine CHENEVARD
· Licence en Psychologie et DESS en Psychologie Clinique, Université de GenèveAnnée de stage
1999 - 2000
Titre et résumé du Diplôme
Effets de l'incarcération sur les fonctions paternelles d'une population de détenus incarcérés préventivement.
Les pères en prison sont très rarement pris en considération en tant que tels et pourtant, ils ont souvent beaucoup de difficultés à assumer leur responsabilité parentale. Le milieu carcéral n'est pas propice au maintien des liens et à la rencontre parent-enfant. L'incarcération est telle que certains prévenus "oublieraient" qu'ils sont pères.
Cette étude a pour but d'explorer quelques aspects pouvant affecter la représentation paternelle des détenus de la prison préventive de Champ-Dollon. Cette dimension sera évaluée grâce à "l'Entretien R1" (Stern & Robert-Tissot, 1989). Les deux facteurs principaux, relatés dans cette recherche, pouvant influencer négativement ou positivement cette représentation sont, premièrement l'estime de soi et deuxièmement le lien au sein du couple. Les mesures sur ces deux dimensions sont recueillies à l'aide de l'Inventaire d'Estime de soi Sociale de Lawson, Marshall & McGrath (Bouvard, 1999), du Test de Satisfaction Conjugale de Locke et Wallace (Bouvard & Cottraux, 1998), ainsi que du Questionnaire de Soutien Emotionnel (Bolte, 1993).
Cette recherche vise à investiguer dans quelle mesure la durée d'emprisonnement agit sur l'estime de soi des détenus, et quelle en est la conséquence sur leur représentation paternelle. De plus, il s'agit d'évaluer si les pères incarcérés bénéficiant d'un solide lien sur le plan conjugal présentent des différences au niveau de leur représentation paternelle par rapport aux autres détenus.
Nous verrons que la prison préventive affecte très peu l'estime de soi des détenus qui semble être préservée grâce au solide lien au sein du couple décrit par les pères. Leurs représentations sont très riches et positives, que ce soit pour leurs enfants, leurs femmes, leurs propres pères ou eux-mêmes. En somme, la représentation de leur rôle est très positive, même s'ils ont conscience que l'incarcération peut devenir dévastatrice pour leurs relations familiales.
Sabrina CAPPUCCIO
Licence en Psychologie et DESS en Psychologie Clinique, Université de GenèveAnnée de stage
2000-2001
Titre et résumé du Diplôme
Etude exploratoire des liens entre l'alexithymie, la délinquance et l'impulsivitéchez des sujets détenus en prison préventive.
Cette étude pilote a pour objectif principal de déterminer si les délinquants (D) se différencient des non délinquants (ND) sur le plan de deux traits de personnalité, à savoir l'alexithymie et l'impulsivité. Les sujets délinquants (N = 20) ont été sélectionnés parmi la population de la prison préventive de Champ-Dollon, alors que les sujets non délinquants (N = 20) sont issus de la population générale. Les données ont été recueillies à l'aide de l'échelle d'alexithymie de Toronto (TAS-20) et de l'échelle d'impulsivité de Barratt (BIS-10). Le sexe (masculin), la langue (francophonie), la dépression et l'anxiété ont été contrôlés; le niveau d'éducation et le statut socio-économique ont été appariés. L'âge a été traité comme une variable associée. Tous les sujets qui présentaient un trouble de la dépendance (toxicomanie, alcoolisme), une psychose délirante ou un retard mental ont été exclus de notre échantillon.
Premièrement, nous nous attendions à ce que l'alexithymie et l'impulsivité soient plus élevées chez les délinquants que chez les non délinquants. Ces hypothèses ont été partiellement vérifiées: nous avons observé que les D obtenaient un score global moyen d'alexithymie significativement plus élevé que les ND, mais qu'au contraire, la différence de leur score global moyen d'impulsivité n'était pas significative. En outre, nous avons pu constater que les D se distinguaient des ND sur deux dimensions de la TAX-20, c'est-à-dire la difficulté à identifier ses sentiments et les pensées tournées vers l'extérieur plutôt que vers l'intérieur, ainsi que deux dimensions de la BIS-10, c'est-à-dire l'impulsivité motrice et l'impulsivité cognitive.
Etant donné que plusieurs auteurs ont mentionné "la tendance à recourir à l'action impulsive" comme l'une des manifestations cliniques de l'alexithymie, cette étude visait également à mettre en évidence une relation entre ces deux concepts théoriques à l'aide de mesures quantitatives. Nous avons constaté qu'il existait une corrélation positive significative entre l'alexithymie et la dimension motrice de l'impulsivité, mais uniquement chez les sujets ND. Ces résultats nous suggèrent que, dans une population tout venant, plus un individu a des difficultés à élaborer ses émotions par des processus cognitifs, plus il a tendance à manifester des comportements qui échappent à son contrôle.
Myriam SCHALLERT
Licence en Psychologie, Université de GenèveAnnée de stage
2001-2002
Titre et résumé du Diplôme
Le jugement du degré de létalité chez les patients suicidants.
Laurence PELLAUD
Licence en Psychologie, Université de GenèveAnnée de stage
2002-2003
Titre et résumé du Diplôme
Titre: (diplôme en cours de rédaction)
Emmanuelle GRANZOTTI
Licence en Psychologie, Université de GenèveAnnée de stage
2003-2004
Titre et résumé du Diplôme
Titre: (diplôme en cours de rédaction)
Laetitia CARRAUD
Licence en Psychologie, Université de GenèveAnnée de stage
2004-2005
Titre et résumé du Diplôme
Titre: (diplôme en cours de rédaction)
Aris KHAN
Licence en Psychologie, Université de GenèveAnnée de stage
2005-2006
Titre et résumé du Diplôme
Titre: (diplôme en cours de rédaction)
BIBLIOGRAPHIE DE BASE
Voir aussi la bibliographie plus diversifiée sur www.unige.ch/fapse/PSY/persons/jaffe/biblio/biblio_index.htm
- American Psychological Association (1992). Ethical principles of psychologists and codes of conduct. American Psychologist, 47, 1597-1611.
- Waldinger, R.J. (1986). The mental status examination (p. 55-57). In Fundamentals of psychiatry (ch. 4). American Psychiatric Press: Washington, DC.
- Schlesinger, S. (1979). Therapy on a treadmill: the role of the prison psychotherapist. Professional Psychology.10. 3. 307-317.
- Master, R.E. (1994). Understanding criminal justice counseling. In Counseling criminal justice offenders (ch. 1). pp.1-33.
- Master, R.E. (1994). Counseling and the criminal justice offender. In Counseling criminal justice offenders (ch. 2). pp. 34-70.
- Master, R.E. (1994). Criminal justice counseling process. In Counseling criminal justice offenders (ch. 5). pp.157-198.
- Brightman, B.K. (1984). Narcissistic issues in the training experience of the psychotherapist. International Journal of Psychoanalytic Psychotherapy, 10, 293-317.
- Jaffé, Ph.D. (1994). "Derrière les barreaux..." Des débouchés pour les psychologues. Psychoscope, 15(10), 4-6.
- Committee on Ethical Guidelines for Forensic Psychologists (1991). Specialty guidelines for forensic psychologists. Law and Human Behavior, 13(6): 655-665.
commentaires /suggestions à D.
Roth