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Diane
Roth, Ana Zumbino
Peines
et mesures
Rôles des psychologues spécialistes
en psychologie légale en milieu pénitentiaire
Diane Roth et Ana Zumbino,
deux psychologues FSP spécialistes en psychologie légale,
décrivent au travers de leur activité professionnelle
en milieu pénitentiaire les rôles du psychologue spécialiste
en psychologie légale ainsi que les différences et
complémentarités entre ces rôles.
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Zusammenfassung
Die
Autorinnen beschreiben ihre Tätigkeit als
RechtspsychoIoginnen. Diane Roth, Psychotherapeutin
FSP, arbeitet im Gefängnis Champ-Dollon
in Genf und die FSP-Psychologin Ana Zumbino
als stellvertretende Direktorin im SAPEM (Service
d’application des peines et mesures), der Behörde
für Justizvollzug im Kanton Genf, welche
über Bewährungsauflagen, Modalitäten
des Freiheitsentzuges und Ähnliches entscheidet.
Im Weiteren zeigen die Autorinnen auf, wie ihre
Zusammenarbeit funktioniert.
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Depuis toujours, la société
a imaginé différents moyens pour sanctionner une personne
délinquante. Ces moyens allaient du bannissement à
la peine de mort en passant par les châtiments corporels.
Aujourd’hui, la société
préfère utiliser d’autres formes de sanctions comme
les peines privatives de liberté, les amendes, le travail
d’intérêt général (TIG), les traitements
psychothérapeutiques et/ou psychiatriques, les prises en
charge institutionnelles ou ambulatoires, etc. Ces dernières
permettent dans une certaine mesure de remédier aux «causes»
de la délinquance, quand des délits graves ont été
commis sous une dépendance à l’alcool ou aux drogues,
lorsque l’état mental de l’individu est perturbé,
etc. Ainsi, dès son arrivée en détention préventive,
la personne incarcérée peut être prise en charge
par le psychologue spécialiste en psychologie légale.
Nous avons choisi d’illustrer
dans cet article le travail du psychologue spécialiste en
psychologie légale dans deux services: le Service d’application
des peines et mesures (SAPFM) et l’Unité médicale
à la prison de Champ-Dollon à Genéve.
LE SAPEM
La justice condamne en tenant compte des
différents paramètres qui ont conduit l’individu à
commettre un délit. Le Service d’application des peines et
mesures est le service qui dispose des diverses modalités
d’exécution citées plus haut, afin d’exécuter
la sanction imposée par la justice.
• Son rôle et son fonctionnement
Le SAPFM fait partie de l’office pénitentiaire,
qui appartient au Département des institutions de l’Etat
de Genéve. Le SAPEM ou autorité de placement comprend
une équipe essentiellement administrative composée
d’un directeur, d’une directrice adjointe (psychologue), d’un juriste,
d’adjoints administratifs et d’un secrétariat. La psychologue,
en sa qualité de directrice adjointe, a une activité
d’encadrement des collaborateurs.
Le SAPEM reçoit des tribunaux pénaux genevois et
des tribunaux militaires les jugements concernant les peines privatives
de liberté, les mesures et les peines avec sursis et règles
de conduite. En venu du Code pénal suisse (CPS) et du droit
concordataire romand, le SAPEM fixe les modalités des peines
et des mesures prononcées àl’encontre des adultes
après leur détention préventive par un placement
dans un établissement d’exécution de peine, par l’octroi
du régime progressif et par des préavis quant à
une remise de peine ou une libération conditionnelle. Pour
ce faire, le SAPEM dispose de lieux de détention en Suisse
romande et, en cas de nécessité, il peut également
placer des personnes condamnées dans d’autres pénitenciers
de Suisse. L’autorité de placement est responsable des modalités
de l’exécution des courtes peines (allant jusqu’à
6 mois), des longues peines (octroi du régime progressif)
et, d’une certaine manière, des mesures. En fonction des
jugements, le SAPEM module l’exécution des mesures prononcées
en fonction de la cause du comportement délinquant et des
conditions posées par le Code pénal suisse (CPS):
par exemple pour les jeunes adultes la mesure d’éducation
au travail (art. 100 bis CPS), pour les personnes présentant
des troubles psychiques (art. 43 CPS), pour les per sonnes présentant
des problèmes d’alcoolisme ou de toxicomanie (art. 44 CPS).
Enfin, le SAPEM gère et contrôle l’exécution
des peines privatives de liberté avec sursis, dont la durée
maximale est de 18 mois (règles de conduite au sens de l’art.
41 CPS). Les responsables de l’application des peines et des
mesures effectuent régulièrement des audiences des
personnes condamnées. La formation de psychologue facilite
la mise en place d’une relation avec les personnes détenues,
en ayant une attitude plus humaine, permettant d’être à
l’écoute et d’apporter un soutien en cas de besoin. Cependant,
l’autorité de placement, comme son nom l’indique, est principalement
là afin de poser un cadre au sein duquel le détenu
doit effectuer sa peine. «L’autorité» est un
aspect essentiel dans l’activité du psychologue spécialiste
en psychologie légale au sein d’un service placeur.
• Les objectifs et les moyens La privation
de liberté est une mise àl’écart de la société
des personnes délinquantes. Néanmoins la prise en
compte de paramètres éthiques est exigée. L’autorité
de placement est également responsable du régime de
détention et doit assurer le respect de la dignité
humaine. Les conditions de détention doivent permettre aux
condamnés un certain développement du sens des responsabilités,
ainsi que l’acquisition de compétences dans le but d’une
resocialisation. Le but est la réadaptation du condamné
pour qu’il puisse être capable de mener, à sa sortie,
une vie dans la légalité avec des outils lui permettant
de subvenir à ses besoins. Lobjectif final est atteint si
la récidive est évitée. Afin que les objectifs
précédents soient atteints, les personnes condamnées
à de longues peines privatives de liberté peuvent
bénéficier d’un régime progressif dans l’exécution
de leur peine. En d’autres termes, le régime progressif doit
leur permettre d’apprendre un certain rythme de travail, de recevoir
une formation professionnelle appropriée et d’entretenir
des liens avec la famille, ceci par les autorisations de visites,
de conduites, l’octroi de congés, de permissions, etc. En
définitive, le régime de détention doit répondre
par une aide spécifique aux besoins particuliers de la personne
détenue. L’objectif est d’amorcer progressivement le retour
dans la société par une ouverture progressive du régime
de détention et une responsabilisation toujours plus grande.
Le SAPEM effectue régulièrement des réunions
de réseau avec des équipes pluridisciplinaires dans
les établissements pour discuter du suivi et/ou de la prise
en charge des personnes condamnées. Ce travail est primordial
pour la réinsertion socio-professionnelle mais également
lors de l’établissement des préavis pour les décisions
de libération conditionnelle. Ce type de prise en charge
de la part de l’autorité de placement permet de tenir compte
de la sécurité publique en discutant avec les autres
professionnels de la nécessité ou du besoin de règles
de conduite en cas de libération conditionnelle. Le SAPEM
est le service qui contrôle le suivi des règles de
conduite.
L'UNITE MEDICALE L’Unité médicale à
la prison de Champ-Dollon fait partie du Service de médecine
pénitentiaire, qui appartient au département de médecine
communautaire des Hôpitaux universitaires genevois (HUG).
Elle est donc rattachée au département de l’action
sociale et de la santé et ses locaux sont situés au
sein de la prison préventive de Champ-Dolbn à Genève.
L’unité médicale comprend une équipe pluridisciplinaire
composée notamment de psychologues, de médecins psychiatres
et somaticiens et d’infirmiers/infirmières. L’équipe
des psychologues est constituée de deux thérapeutes
titulaires et deux psychologues-stagiaires effectuant un DESS en
psychologie clinique par année académique. Elle constitue
ainsi un lieu de formation clinique et académique.
• Tâches du
psychologue Le cahier des charges des psychologues à
l’Unité médicale à la prison de Champ-Dollon
consiste essentiellement à effectuer des psychothérapies
pour les dètenu(e)s incarcéré(e)s de manière
préventive par les autorités judiciaires genevoises.
Les demandes de prise en charge peuvent provenir des médecins
de l’équipe pluridisciplinaire ou des patients eux-mêmes.
Parfois les membres du service social ou du personnel pénitentiaire
nous signalent également des sujets vulnérables. Les
psychologues évaluent l’indication à la psychothérapie
et prennent en charge un échantillon très varié
de problématiques. Cependant les détenus présentant
des troubles de personnalité (particulièrement borderline
et antisociale), des problématiques d’impulsivité
et de violence et les délinquants sexuels constituent une
grande partie de la population adressée aux psychologues.
Les difficultés psychiques de ces personnes entravent un
fonctionnement adapté aux niveaux familial, affectif, social
et professionnel, et sont parfois à l’origine de délits
relativement violents, pour lesquels elles viennent demander de
l’aide. Leur demande initiale est d’ailleurs très fréquemment
de comprendre les déterminants de leur passage à l’acte.
• Spécificités
et difficultés En tant que soignant, le psychologue
a une responsabilité envers son patient par rapport à
son évolution dans le cadre de la psychothérapie.
Dans le milieu carcéral, il en a également envers
d’autres interlocuteurs appartenant au réseau pénitentiaire
et juridique, ainsi qu’envers la société, notamment
en termes de prévention des récidives. De manière
générale, nous pouvons définir le rôle
du psychologue travaillant en milieu carcéral comme étant
d’offrir au patient un espace de réflexion sur soi suffisamment
rassurant et contenant, afin de permettre la réflexion nécessaire
par rapport aux actes commis. Il doit réaliser ceci dans
un milieu très structuré aux contraintes diverses.
Plusieurs facteurs viennent donc complexifier la mise en place classique
de l’espace et du processus thérapeutiques. - Les contraintes du milieu carcéral et la structuration du
temps peuvent entraver parfois la régularité des séances
de psychothérapie: parloirs, rendez-vous avec l’avocat, sport,
heure quotidienne de promenade, etc. Certaines de ces activités
sont inéluctables et prioritaires par rapport aux entretiens
thérapeutiques. - Le temps de la détention
préventive est également ponctué d’audiences
chez le juge, qui cherche à circonscrire les éléments
à charge et décharge du détenu et à
constituer un dossier d’instruction en vue d’un jugement. Ces rendez-vous
déstabilisent souvent les prévenus en les confrontant
à divers aspects de leur passage à l’acte. Les thérapeutes
doivent ainsi faire preuve de beaucoup de souplesse et d’éclectisme
dans la structuration et l’organisation de leurs séances,
et doivent être constamment prêts à s’adapter
au matériel thérapeutique apporté par les patients. -
Le contexte dans lequel se déroulent les prises en
charge est également important à prendre en compte.
Elles ont lieu dans un milieu où les intérêts
de la société et de la justice sont mis en exergue
et représentés par divers corps professionnels, aux
points de vue et aux objectifs de travail parfois radicale-mcm opposés.
Le psychologue doit pouvoir collaborer avec ceux-ci afin de participer
au bon fonctionnement de l’institution et de garantir à son
patient une prise en charge intégrée et cohérente,
tout en maintenant un espace de eonfidentialité nécessaire
au processus thérapeutique. Une définition des rôles
claire et une attitude de respect mutuel et de non-jugement sont
essentielles. Un accord précis doit être finalisè
avec tous les membres du réseau et le patient sur les limites
de la confidentialité. Il en est de même pour les informations
et échanges avec l’équipe médicale pluridisciplinaire
dans laquelle le psychologue est inséré. - En
plus du cadre sécurisant et contenant, le psychologue doit
pouvoir instaurer une alliance thérapeutique avec son patient.
Il s’agit de créer un lien d’attachement avec le patient,
empathique, authentique et fait de non-jugement. C’est par l’existence
de ce lien entre le psychologue et son patient que ce dernier va
se sentir libre d’exprimer son vécu intérieur. La
confrontation àl’agressivité et/ou à la violence
est quasi quotidienne en milieu carcéral, et cette alliance
peut être difficile à créer avec des individus
aux actes particulièrement violents ou déstabilisants,
et qui présentent une importante dangerosité.C’est
par exemple le cas lorsque le psychologue est amené à
prendre en charge un patient avec une problématique l’ayant
amené à commettre des agressions sexuelles graves,
dans un contexte de sécurité accrue très contraignant
pour l’aménagement de l’espace thérapeutique. Le professionnel
se voit confronté à ses propres limites et le maintien
d’une attitude neutre et empathique constitue un défi permanent
àl’équilibre fragile. - Le type de mandat
donné au psychologue peut également influencer le
fonctionnement du processus thérapeutique. Il doit en effet
souvent prendre en charge des patients à qui une psychothérapie
(et parfois un thérapeute) a été imposée
par les autorités judiciaires ou pénitentiaires et
rendre des comptes sur l’évolution de son patient via des
bilans et rapports de suivi. Ces contraintes rendent difficile l’établissement
d’un lien de confiance et renforcent souvent les réactions
défensives des patients, ralentissant ainsi le processus
thérapeutique et le travail d’élaboration.
En plus du rôle de thérapeute pour les détenus
en préventive, les psychologues de l’Unité médicale
à Champ-Dollon assurent également les psychothérapies
des détenus en exécution de peine au centre de sociothérapie
de la Pâquerette. Cette unité est située dans
l’enceinte de la prison de Champ-Dollon et reçoit des détenus
présentant d’importants troubles de la personnalité
ou des problématiques de violence etcomportements impulsifs.
Le rôle des psychologues est alors d’effectuer des prises
en charge volontaires ou obligatoires, en collaboration avec l’équipe
soeiothérapeutique. Des réunions de réseau
régulières sont réalisées afin d’évaluer
l’investissement et l’évolution parallèles du patient
dans les deux espaces de soins. Enfin, les psychologues de l’Unité
médicale ont un rôle thérapeutique à
la consultation post-pénale du Service de médecine
pénitentiaire. Cette consultation, située au centre
de Genève, assure les psychothérapies de patients
remis en liberté provisoire ou conditionnelle. Les patients
peuvent y venir de manière volontaire, mais l’essentiel des
psychothérapies sont ordonnées par les autorités
judiciaires ou pénitentiaires. Si le travail d’élaboration
sur les actes commis par le patient constitue toujours un objectif
thérapeutique, le retour dans la société et
les difficultés rencontrées sont un autre thème
de travail récurrent dans les entretiens. Parallèlement
aux activités cliniques, les psychologues spécialistes
en psychologie légale peuvent également accepter des
missions d'expertises civiles ou pénales, dans le cadre de
l’évaluation de la dangerosité d’un détenu
ou de crédibilité d’allégation d’abus sexuels
par exemple. Enfin, ils participent activement aux activités
de formation et d’enseignement des institutions et associations
genevoises et suisses dans le domaine de la psychologie légale.
Chaque année, les deux stagiaires engagés dans le
cadre de leur DESS en psychologie clinique effectuent également
leur recherche de diplôme sur la population carcérale.
• Collaborations
et synergies Après avoir décrit nos lieux de
travail et nos rôles professionnels au sein de ceux-ci, nous
souhaitons mettre en evidence les synergies. Nous sommes souvent
amenées à collaborer Selon nous, la clé d’une
bonne collaboration réside notamment dans l’aménagement
d’espaces de transmission d’informations. Les différents
services intervenant dans la prise en charge d’un détenu
genevois se rencontrent de manière hebdomadaire. Cette
rencontre prend la forme d’un colloque réunissant les responsables
de la prison de Champ-Dollon, du SAPEM, des établissements
de détention, de la Pâquerette, des unités carcérales
psychiatriques et hospitalières, des services sociaux et
médicaux. Des informations générales y sont
échangées et les situations de détenus particulièrement
complexes sont abordées dans un effort de prise en charge
cohérente. Plus spécifiquement, le SAPEM est parfois
l’autorité qui va gérer l’exécution de la peine
des détenus suivis par les psychologues de l’Unité
médicale. Un échange d’informations régulier
permet une bonne collaboration et assure une cohérence au
suivi thérapeutique. Parfois, le SAPEM est l’autorité
chargée de faire appliquer les règles de conduite
concernant le suivi exigé par l’autorité judiciaire
ou pénitentiaire; c’est lui qui sera en rapport avec le psychologue
pour le contrôle des conditions, ceci particulièrement
en post-pénal.
• Cas pratique Nous
avons choisi d’illustrer par un exemple concret nos rôles
de psychologues spécialistes en psychologie légale
au sein de nos institutions. Prenons le cas d’un délinquant
sexuel pédophile eondanmé par les autorités
judiciaires genevoises à 18 mois d’emprisonnement avec sursis
pendant 5 ans, dont l’octroi et le maintien sont subordonnés
au respect d’une règle de conduite. Cette dernière
est l’obligation d’entreprendre un suivi psychothérapeutique
ambulatoire à la sortie, ainsi que de communiquer au SAPEM
un certificat médical tous les trois mois attestant du suivi
du traitement. La psychologue du SAPEM va convoquer le délinquant
à sa libération et vérifiera que celui-ci a
pris contact avec un thérapeute et commencé un suivi.
La psychologue du Service de médecine pénitentiaire
effectuera la psychothérapie du patient et rendra des rapports
sur le déroulement de celle-ci à la demande du SAPEM,
durant le temps du délai d’épreuve fixé par
les autorités judiciaires lors du jugement.
• Perspectives Ainsi
la prise en charge administrative et clinique de personnes détenues
s’avère une tâche particulièrement complexe
qui confronte le psychologue à ses propres limites et à
celles de ses outils. Le psychologue travaillant dans un milieu
psycho-légal étant inséré dans un réseau
pluridisciplinaire, il lui est essentiel de partager certaines informations
dans un souci de prise en charge cohérente. La nécessité
de procédures claires et d’espaces de transmission d’informations
nous semble une condition fondamentale au bon fonctionnement des
services. La surpopulation constante et croissante des établissements
pénitentiaires en Suisse ainsi que les modifications du code
pénal laissent imaginer des besoins accrus de professionnels
formés dans les années à venir et la nécessité
de créer de nouveaux postes de psychologues en milieu carcéral
et dans le domaine de la psychologie légale en général.
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Les
auteures
Diane
Roth, Psychologue-Psychothérapeute ESP, est spécialiste
en psychologie légale et travaille à 100% à
l’Unité médicale à la prison de Champ-Dolbon
à Genève. Elle exerce ses activités cliniques
dans te domaine de la psychologie légale depuis une dizaine
d’années et s’ intéresse particulièrement aux
comportements criminels et à leur étiologie. Elle
s’est spécialisée dans la prise en charge des délinquants
sexuels et des troubles de personnalité. Elle est membre
du comité de la Société suisse de psychologie
légale (SSPL).
Ana
Zumbino, Psychologue ESP, est directrice adjointe et travaille à
80% au Service d’application des peines et mesures (SAPEM) à
Genève. Depuis 9 ans, elle exerce son activité professionnelle
dans le domaine pénitentiaire, tout d’abord comme psychologue-stagiaire,
puis comme directrice à la Maison d’arrêt pour femmes
de Riant-Pare à Genève. Enfin, depuis 2 ans, elle
occupe la fonction de directrice adjointe au SAPEM. Elle est également
membre du comité de la Société suisse de psychologie
légale (SSPL).
Adresse
Diane
Roth, Unité médicale à la prison de Champ-Dolbon,
22, eh. de Champ-Dolbon, 1226 Thônex / Tél.: 022 869
82 80, Email: Diane.Roth@hcuge.ch
Ana Zumbino,
Service d’application des peines et mesures, Rue Henri-Fazy 2, Case
postale 3962, 1211 Genève 3 / Tél.: 022 327 25 90,
Email: ana.zumbino@etat.ge.ch
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